«Ennemi le plus hostile», «grossières tromperies»: le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un a multiplié les déclarations fracassantes cette semaine lors du congrès du parti communiste à Pyongyang.
Il a ainsi averti la Corée du Sud qu'elle subirait un «effondrement total» en cas de menace contre son pays. Il a par ailleurs rejeté les tentatives de rapprochement du gouvernement sud-coréen dirigé par Lee Jae-myung, les qualifiant de «grossières tromperies», selon l’agence officielle KCNA.
Ces propos particulièrement hostiles ont toutefois été suivis d'une déclaration pour le moins surprenante. En effet, le leader nord-coréen s'est dit prêt à reprendre le dialogue avec les Etats-Unis. Si Washington renonce à sa «politique hostile» et reconnaît la Corée du Nord comme puissance nucléaire, une coexistence pacifique serait possible, a-t-il affirmé.
«L’avenir des relations entre la Corée du Nord et les Etats-Unis dépend entièrement de l’attitude américaine», a-t-il ajouté. Durant son premier mandat, Donald Trump avait rencontré Kim Jong Un à plusieurs reprises, notamment lors des sommets de Singapour en 2018 et de Hanoï en 2019.