La liste va encore s'allonger
Les hommes qui se profilent dans l'ombre pour succéder à Gianni Infantino

Gianni Infantino va-t-il pouvoir sauver sa tête à la présidence de la FIFA? Pas sûr! Des personnalités plus ou moins célèbres s'activent déjà en coulisses pour succéder au Haut-Valaisan.
1/6
Le nom d'Aleksander Ceferin a souvent été évoqué ces derniers temps dans le cadre de la succession d'Infantino à la FIFA.
Photo: Imago

Les projets de Gianni Infantino de privatiser une partie des droits commerciaux de la Coupe du monde ont tourné au fiasco. Sous une pression considérable, le président de la FIFA a été contraint d'abandonner cette réforme controversée quelques jours seulement après l'avoir dévoilée. Un nouveau revers qui a encore fragilisé une popularité déjà mise à mal.

Lors du 77e Congrès de la FIFA, prévu en mars 2027, les 211 fédérations membres auront théoriquement la possibilité d'élire un nouveau président. Un obstacle demeure toutefois: à ce jour, aucun candidat ne s'est officiellement déclaré face au Haut-Valaisan, réélu sans opposition en 2019 puis en 2023.

Selon les journaux britanniques The Sun et The Independent, plusieurs noms circulent déjà en coulisses pour lui succéder. Tour d'horizon des principaux prétendants.

Aleksander Ceferin

Depuis le spectaculaire échec de Gianni Infantino, l'UEFA est montée au créneau. Selon plusieurs observateurs, l'instance européenne préparerait désormais une candidature capable de défier le président de la FIFA lors du scrutin de l'an prochain.

Le nom d'Aleksander Ceferin apparaît comme le plus évident. Le président slovène de l'UEFA est engagé depuis des années dans un bras de fer avec la FIFA et n'a jamais hésité à critiquer publiquement son rival, notamment après l'annulation de la suspension de Folarin Balogun. Même si sa priorité reste officiellement l'UEFA, il pourrait se laisser convaincre si aucun autre candidat crédible n'émerge.

Nasser Al-Khelaifi

Autre poids lourd évoqué: Nasser Al-Khelaifi. Le président du Paris Saint-Germain et de l'Association européenne des clubs (ECA) dispose d'une influence politique et financière considérable dans le football mondial.

Plusieurs fédérations européennes verraient d'un bon œil sa candidature. Son entourage affirme toutefois qu'il ne nourrit, à ce stade, aucune ambition personnelle pour la présidence de la FIFA. Son nom reste néanmoins parmi les plus souvent cités.

Arsène Wenger

Plus surprenant, Arsène Wenger figure également parmi les personnalités évoquées. L'ancien entraîneur d'Arsenal est aujourd'hui directeur du développement du football mondial à la FIFA.

Grâce à son immense expérience et à son image largement positive dans le monde du football, le Français de 76 ans est perçu par certains comme un candidat capable de redonner de la crédibilité à une institution fortement secouée ces derniers mois.

Victor Montagliani

Président de la Concacaf, Victor Montagliani est régulièrement présenté comme une alternative crédible en dehors de l'Europe.

Le Canadien nourrirait depuis longtemps des ambitions pour la présidence de la FIFA, ambitions renforcées par l'affaiblissement politique d'Infantino. Même si sa priorité reste sa réélection à la tête de la Confédération d'Amérique du Nord, d'Amérique centrale et des Caraïbes, un saut vers la FIFA demeure une perspective très sérieuse.

Salman bin Ibrahim Al Khalifa

Enfin, Salman bin Ibrahim Al Khalifa, président de la Confédération asiatique (AFC), fait également partie des noms évoqués.

Le Bahreïni s'est lui aussi opposé au projet de privatisation porté par Infantino. Certes, des élections l'attendent d'abord à la tête de l'AFC l'année prochaine, mais son poids politique au sein du football mondial pourrait lui permettre de briguer la présidence de la FIFA si les circonstances s'y prêtent.

Articles les plus lus