La police doit évacuer le cimetière
Des badauds prennent d'assaut la tombe de Diogo Jota

Des milliers de fans rendent un dernier hommage à Diogo Jota, la star de Liverpool décédée dans un accident, et à son frère André, samedi dans sa ville natale. Alors que beaucoup se recueillent en silence, des visiteurs irrespectueux ont suscité l'indignation.
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Des scènes peu agréables se sont déroulées lors des funérailles de Diogo Jota.
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Trois jours après l'accident de voiture qui leur a coûté la vie, Diogo Jota et son frère ont été inhumés samedi dans leur ville natale de Gondomar, au Portugal. La cérémonie s'est tenue dans l’intimité, en présence de la famille, des amis proches, ainsi que de coéquipiers venus de Liverpool et de l’équipe nationale portugaise.

Seuls les proches et les compagnons de route des deux frères ont pu assister aux funérailles à l’intérieur de l'église. À l’extérieur en revanche, des milliers de fans s’étaient rassemblés pour leur rendre un dernier hommage, déposer des fleurs et partager leur douleur.

Peu après l’inhumation des deux cercueils, la police a ouvert les grilles du cimetière au public. Des centaines de personnes ont alors convergé vers la tombe. Beaucoup se sont arrêtées un instant, ont fait le signe de croix, récité une prière à voix basse, ou simplement touché avec délicatesse la couronne de fleurs déposée sur la sépulture.

Des policiers bouleversés par leur propre deuil

Mais la scène a également donné lieu à des débordements. Certains visiteurs, sans retenue, ont pris des photos, enjambé les tombes voisines, posé une main sur la pierre tombale ou marché presque sans y prêter attention sur les fleurs disposées avec soin, ou sur les maillots ornés de roses portant les numéros 20 et 30.

Lorsque la foule est devenue trop dense et que certains comportements ont franchi les limites du respect, la police est intervenue pour évacuer temporairement les lieux. Une opération particulièrement émotive pour les forces de l’ordre: plusieurs d’entre elles connaissaient personnellement les frères Jota, ayant joué à leurs côtés dans le club local durant leur jeunesse.

«Pour moi, c’est un jour triste, très triste. Deux de nos garçons de Gondomar sont morts. Je ne sais pas quoi dire», a confié un policier au journal Bild.

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