La conseillère d'Etat vaudoise Rebecca Ruiz démissionne. La ministre socialiste en charge de la santé et de l'action sociale a annoncé son départ du gouvernement pour le printemps prochain, ce mercredi 26 novembre dans la salle de presse du Château.
La Lausannoise de 43 ans a connu des problèmes de santé cet été. Si elle a pu reprendre ses activités, elle a expliqué mercredi, lors d'un point presse, que ses ennuis de santé «entravaient» trop son travail. Cette décision est «la seule responsable pour moi», mais aussi pour «respecter» une fonction qui nécessite «un engagement extrême», a-t-elle ajouté.
En arrêt maladie durant un mois cet été, Rebecca Ruiz avait indiqué souffrir d'une dysautonomie, une affection qui entraîne des variations de tension et des malaises. Dans un premier temps, elle a pensé pouvoir continuer à assumer sa tâche, avant de reconnaître que cela n'était plus possible, a-t-elle relevé.
Election complémentaire à venir
Sa démission intervient alors que la fonction publique vaudoise est dans la rue pour protester contre les coupes dans le budget de l'Etat, en particulier dans son département de la santé et de l'action sociale. Mais selon elle, cela n'a pas influencé son choix. Elle parle d'un «hasard malheureux».
La socialiste justifie ce timing, qui permet l'organisation d'une élection complémentaire au Conseil d'Etat au printemps 2026, en même temps que les élections communales dans le canton. Rebecca Ruiz est entrée en 2019 au gouvernement vaudois, prenant la succession de Pierre-Yves Maillard. Elle a toujours occupé la tête du Département de la santé et de l'action sociale (DSAS).
Mercredi devant la presse, Rebecca Ruiz n'a pas dit ce qu'elle comptait faire par la suite. Elle a toutefois affirmé qu'il s'agissait «a priori» et «pour l'heure», de la fin de sa carrière politique, entamée il y a plus de 20 ans.
Le Conseil d'Etat «prend acte»
Par voie de communiqué, le Conseil d'Etat vaudois a indiqué prendre acte «avec une vive émotion» et «de profonds regrets» de la démission de l'élue socialiste. Informé ce matin, l'Exécutif dit comprendre «les raisons qui ont mené à ce choix».
Les six autres membres du collège gouvernemental saluent le «rôle prépondérant» qu'elle y a joué par «son expérience, son sens aigu de la collégialité et du service à la collectivité». Son engagement durant la crise du Covid est particulièrement souligné.